Du bourg à la grève du Vougot
Une idée de promenade pour découvrir la commune de Guissény, de la plage aux champs.
Place de la mairie, un petit parking en bordure de la route principale permet de se garer facilement : ce sera le lieu de départ. En face du parking, une rue bordée de maisons typiques descend vers la rivière, en passant devant la salle communale et ses terrains de tennis. Un peu plus loin, nous arrivons devant une longue plage traversée par une rivière. En face, les premières maisons de Kerlouan.
Le chemin part dans les dunes, il faut laisser sur la droite le calvaire. Cest le début du sentier côtier proprement dit. Nous ne le quitterons plus jusquà la grève du Vougot. Les criques se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Le sentier longe des propriétés entourées de pins. Au bout dune grosse demi-heure, cest la digue du Curnic. Louvrage est impressionnant. À droite la mer, à gauche les marais. La digue fait bien cinq cents mètres.
En continuant tout droit, on arrive au centre nautique de Guissény, avec sa longue jetée qui mène jusquà un petit îlot. Après le centre nautique, il faut marcher le long de la grève du Vougot, une grande plage de sable blanc. Cest la seule où lon peut apercevoir le phare de lîle Vierge, lun des plus hauts dEurope. Il se trouve sur la commune voisine de Plouguerneau.
Pour rentrer jusquà la mairie, nous traversons une zone naturelle protégée. Celle-ci se trouve de lautre côté de la digue du Curnic. Parmi les roseaux, on peut apercevoir des canards et des cygnes, à dix mètres à peine de la mer ! Le chemin, tout droit, parcours la campagne de Guissény. Il longe les champs, passe près des hameaux, tous plus charmants les uns que les autres. Retour sur le bitume pour effectuer le dernier kilomètre qui nous ramène jusquà la mairie en traversant le bourg et ses rues étroites.
Un pays de tradition
Le pays pagan a su conserver ses traditions de chants et de danses.
Tout le monde connaît le " kabig ", ce vêtement à capuche, bien pratique pour se prémunir contre le climat océanique. Il est né ici, en pays pagan. À lorigine, il sagit dune pièce du costume traditionnel des pêcheurs locaux. Cest la tradition populaire la plus connue à lextérieur des frontières de ce terroir. Mais au-delà de cet exemple, le pays pagan est une zone extrêmement intéressante à découvrir pour les amoureux de patrimoine vivant. Il y a le costume traditionnel du pays, bien sûr, mais aussi le chant et surtout la danse.
Pour découvrir la " dañs round ", la danse du pays pagan, rien ne vaut les fêtes de lété : le pardon de Brendaouez ou le 15 août au centre nautique du Curnic. En effet, les anciens ont pour habitude de sy retrouver. La " dañs round " est lune des danses traditionnelles bretonnes les plus fascinantes. Dabord parce quelle na jamais vraiment disparu, et ensuite parce quelle ne ressemble en rien à ce qui peut exister par ailleurs.
Elle se déroule tout le temps de la même façon : la ronde, immobile, attend le signal du départ. " Unan, daou, tri, a-gleiz ! " (un, deux, trois, gauche !) lance le meneur. Toute la ronde sébranle lentement. Puis le meneur commence à chanter et tous les danseurs lui répondent. Quand le premier chant est fini, un autre danseur prend le relais et ainsi de suite. Le groupe a ses propres règles : chacun a sa chanson et le fait de piquer celle dun autre est un vrai manque de savoir-vivre ! La danse est ici un véritable prétexte pour chanter : il sagit avant tout de mieux écouter les chansons de ses partenaires. Pour découvrir le cur du pays pagan, rien de tel que de simmiscer dans une " dañs round " avec les anciens du village.
R.L.C.