 |
 |
 |
> |
 |
 |
 |
> |
 |
 |
 |
> |
 |
 |
 |
> |
 |
 |
 |
> |
 |
 |
 |
> |
 |
 |
 |
> |
 |
 |
 |
> |
 |
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
> |
 |
 |
 |
> |
 |
 |
 |
> |
 |
 |
 |
> |
 |
 |
 |
> |
 |
 |
 |
> |
 |
 |
|
 |
|
 |
|
Dernière mise à jour:
08/07/2008 |
 |
>
>
> Au cur du Conseil Général
|
 |
 |
|
Conseil général : au service des Finistériens Le 21 mars, les Finistériens se rendront aux urnes pour renouveler la moitié des sièges du Conseil général. Cette collectivité est mal connue alors quelle gère des domaines qui touchent directement les Finistériens : laction sociale, les routes, le transport scolaire, les collèges. Les secteurs de la pêche, lagriculture, lenvironnement
sont également fortement aidés par le Conseil général qui emploie directement pas moins de 2 000 agents auxquels sajoutent 1 000 autres personnes. Le Progrès-Courrier vous emmène à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui sont au service des Finistériens.
"La plupart des Finistériens ne connaissent du Conseil général que le siège de Quimper et les centres départementaux daction sociale (CDAS). Or ce nest que la partie émergée de liceberg, souligne Didier Bacqueville, directeur général des services. Le Département compte en effet pas moins de 2 000 agents. " Il faut ajouter à ce chiffre, 700 assistantes maternelles agréées et 300 agents de la Direction départementale de léquipement qui sont mis à disposition de la Direction des déplacements des routes et des bâtiments du Conseil général. Une partie de ces agents travaille dans les directions du Conseil général qui sont regroupées sur divers sites quimpérois. Lautre partie officie dans des structures gérées par le Conseil général (Laboratoire départemental vétérinaire, Musée départemental breton, Bibliothèque départementale de prêts
) et surtout dans les services décentralisés (5 agences techniques départementales, 28 CDAS et leurs antennes
)
" Le nombre dagents a beaucoup augmenté ces dernières années notamment suite à la mise en place de lAllocation personnalisée dautonomie (Apa) ", explique Didier Bacqueville. Et dans les années à venir, les embauches devraient encore se poursuivre avec les nouvelles lois de décentralisation : " Des agents de la DDE et du personnel de collèges pourraient en effet être gérés par le Conseil général ", poursuit le directeur des services. Actuellement, plus de 68,4 millions deuros sont consacrés aux dépenses de personnel, ce qui représente une charge de 80 euros par Finistérien et par an. Ce chiffre place le Finistère légèrement au-dessus de la moyenne des départements de 500 000 à 1 000 000 dhabitants. Le budget total du Conseil général se monte, quant à lui, à 652,7 millions deuros en 2004 : 162,5 millions sont consacrés aux dépenses de fonctionnement et au remboursement de la dette (61,6 millions deuros) et 490,2 millions deuros aux politiques départementales.
Parmi celles-ci, laction sociale se taille la part du lion : 60,2 %, soit 295 millions deuros consacrés aux enfants et à leurs familles, aux personnes âgées, aux personnes handicapées, aux personnes isolées
" Il sagit en effet de la compétence majeure du Conseil général transférée par les lois de décentralisation de 1982-1983 ", confirme Didier Bacqueville. Bien dautres domaines ont ainsi été décentralisés : la construction, lentretien et le fonctionnement des collèges ; le transport scolaire et le transport public routier ; la construction et lentretien des routes départementales, la participation au service départemental dincendie et de secours. Le Conseil général a aussi des missions particulières dans les domaines de la promotion touristique ; la promotion de la musique, de la danse et de la lecture publique ; la protection des espaces naturels ; les archives départementales
Au fil des années, lAssemblée départementale a aussi développé des politiques volontaristes dans divers secteurs dactivité quelle juge structurants pour le Finistère : lagriculture, la pêche et laquaculture. Elle soutient aussi le tissu économique finistérien (industrie, artisanat) en collaboration avec la Région dont cest la compétence majeure. Adèle Morlet
Laction sociale, une priorité absolue 60% du budget du Conseil général est consacré à laction sociale et plus précisément à lenfance, aux personnes âgées et handicapées, à linsertion et à la santé.
Laction sociale est incontestablement la compétence majeure du Conseil général. Et elle devrait prendre encore plus de poids dans les mois et années à venir suite aux nouvelles lois de décentralisation. Dores et déjà depuis le 1er janvier, le Département gère tout le dispositif RMI alors quil était jusqualors responsable du seul volet insertion. La politique daction sociale du Conseil général recouvre cinq grands domaines dintervention : lenfance et la famille, les personnes âgées, les personnes handicapées, la lutte contre lexclusion et linsertion et la promotion de la santé.
En matière denfance, le Conseil général a pour mission de protéger la santé des femmes enceintes et des enfants de moins de 6 ans, dorganiser laccueil des jeunes enfants, de prendre en charge les enfants maltraités ou en danger (familles daccueil, foyers de lenfance, établissements déducation spécialisée)
Il gère également les procédures dagrément des candidats à ladoption. Depuis la mise en place de lAllocation personnalisée dautonomie (Apa), le rôle du Département auprès des personnes âgées sest renforcé. Le maintien à domicile est lune des priorités affichées. Mais, le Département soutient aussi le développement des accueils temporaires, des accueils de nuit, la modernisation des établissements de prise en charge
La politique en faveur des personnes handicapées repose sur les mêmes principes : aide au maintien à domicile, encouragement au développement de formules daccueil alternatives et participation aux frais en établissement. Par ailleurs, le Conseil général aide les personnes handicapées à pratiquer un sport, prend en charge les frais de déplacement des jeunes handicapés jusquà lécole
En matière de lutte contre les exclusions, il soutient les dispositifs dinsertion, aide les ménages en difficultés à se maintenir dans leur logement ou à en trouver un. Il pilote également les Commissions locales de lutte contre les exclusions et les Commissions de pays de lutte contre les exclusions. Enfin, le Département mène des actions de santé publique : lutte contre la tuberculose et les maladies respiratoires, lutte contre les toxicomanies, dépistage du cancer du sein pour les femmes de 50 à 69 ans
Marie-Pierre Aristayeta
Elle soccupe des enfants des autres
Après quelques années dans la restauration, Marie-Pierre Aristayeta décide de se reconvertir et de travailler auprès des enfants. Elle devient alors assistante maternelle. " Mais, je nétais pas tout à fait satisfaite, je voulais minvestir davantage. Jai donc passé un diplôme dassistante maternelle agréée afin daccueillir des enfants placés ", raconte cette mère de trois garçons. Gildas, 8 ans, arrive dans le foyer des Aristayeta en 1992. Il y est toujours, preuve quil y a trouvé sérénité et équilibre. Depuis la retraite de son mari en 2000, Marie-Pierre accueille trois ou quatre enfants qui font lobjet de mesures de placements. " Nous prenons de préférence des jeunes dâges différents. Cest en effet trop compliqué davoir deux adolescents en même temps ou deux enfants en bas âge ", estime cette Trégunoise.
Actuellement, Marie-Pierre et Guy soccupent dun garçonnet de 8 ans, dune adolescente de 16 ans et de Gildas. " Nous tâchons de leur accorder la même attention. Il faut quils se sentent à laise chez nous, quils aient confiance en nous. "
Comptes à rendre En revanche, le couple prend bien garde à ne pas se substituer aux parents de lenfant. " Nous sommes tout à la fois amenés à recevoir leurs confidences et à les remettre dans le droit chemin, leur redonner des règles ", résume Guy Aristayeta. La petite maisonnée a dailleurs établi un règlement " assez strict ", de lavis de ladolescente. " Cest vrai que nous sommes sans doute un peu plus directifs quavec nos propres enfants. Mais nous avons des comptes à rendre ", précise lassistante maternelle agréée.
Elle travaille en effet en étroite relation avec les différents professionnels du Centre départemental daction sociale de Concarneau : référents des enfants confiés, éducateurs, puéricultrices
" Jai aussi beaucoup de contacts avec les autres familles daccueil* et je suis régulièrement des stages sur des thèmes bien précis comme ladolescence, la maltraitance
", complète Marie-Pierre Aristayeta. Le Conseil général la rémunère en fonction du nombre denfants accueillis et place les jeunes dans des centres si Marie-Pierre souhaite saccorder quelques jours de vacances. " Mais cela nest jamais arrivé. Les enfants sont toujours avec nous, partent en vacances avec nous
En devenant famille daccueil, nous avons véritablement fait un choix de vie. "
*Le Département compte plus de 600 familles daccueil et 1 500 enfants confiés.
Françoise Dantec
Une assistante sociale sur tous les fronts
Depuis le mois de juin, le département est divisé en huit territoires daction sociale dans lesquels sont installés les Centres départementaux daction sociale et leurs antennes. Calqués sur les communautés de communes, dagglomération et les pays, ces nouveaux territoires doivent permettre de développer des politiques territoriales globales. " Ce rédécoupage sest aussi accompagné dune redéfinition des missions des travailleurs sociaux. Ainsi, les assistantes sociales sont désormais polyvalentes alors quauparavant elles se concentraient surtout sur les familles-enfants et linsertion. La charge de travail est donc plus lourde ", explique Françoise Dantec, assistante sociale depuis 2000 au Centre départemental daction sociale de Quimper. Depuis la réorganisation, ce CDAS appartient au territoire daction sociale de Quimper-Châteaulin.
Evaluer les carences Françoise Dantec soccupe donc de tous les volets de laction sociale : les familles, lenfance, les personnes âgées, les personnes handicapées, les personnes isolées
" Quel que soit le public, on essaye toujours de lutter contre lexclusion et de promouvoir la citoyenneté et lautonomie ", signale lassistante sociale qui travaille en étroite relation avec léquipe administrative, les éducateurs, les infirmières, les psychologues, les médecins, les conseillers en économie sociale et familiale, les conseillers insertion
Françoise Dantec assure des permanences dans trois communes : à Plonéis et Pluguffan où elle est lunique référente et à Ergué-Gabéric où elle travaille avec deux collègues. Elle participe aussi à laccueil commun au CDAS de Quimper.
" Jeffectue aussi beaucoup de visites à domicile, notamment dans les familles qui nous sollicitent ou qui nous ont été signalées ", complète lassistante sociale. Elle évalue alors les problèmes, les carences et cherche des solutions : " on peut leur proposer des aides si elles ont du mal à payer le logement ou la cantine des enfants
Une conseillère en économie sociale et familiale peut les assister
" Lassistante sociale se rend aussi de plus en plus fréquemment au logement de personnes âgées depuis la mise en uvre de lAllocation personnalisée dautonomie (Apa). " Là, nous essayons de trouver les moyens à mettre en uvre pour permettre aux personnes âgées de rester à leur domicile ", explique Françoise Dantec.
|
 |
 |
 |
|
 |
 |
Responsable de 3 400 km de routes Plus de 80 % du budget alloués aux infrastructures et aux transports, soit 43,6 millions deuros, permettent dentretenir et moderniser les routes départementales.
Le réseau routier finistérien comprend plus de 10 000 km de voies communales, 3 400 km de routes départementales et 260 km de routes nationales. Le Conseil général est chargé de lentretien du réseau départemental (routes, panneaux de signalisation, ouvrages dart
) et de sa modernisation. Il sest aussi fixé pour objectif de sécuriser tout ce linéaire : réalisation de giratoires et de chicanes, installation de glissières doubles de sécurité
Toutes ces missions sont assurées par les cinq agences techniques départementales (Lannilis, Saint-Pol-de-Léon, Pleyben, Scaër et Pont-lAbbé) qui assurent aussi un service dastreinte 24h/24h pour parer aux problèmes climatiques (neige, verglas), accidents ou incidents divers (déversement de gasoil sur la chaussée).
Par ailleurs, le Conseil général est responsable des transports routiers interurbains de voyageurs : 600 circuits spéciaux pour les scolaires et 40 lignes régulières interurbaines fonctionnant toute lannée et ouvertes à tous. En septembre 2004, les passagers empruntant ces dernières lignes bénéficieront dune tarification unique à 2 euros sur lensemble du département. Depuis peu, lAssemblée départementale promeut aussi le co-voiturage et développe des itinéraires pour les vélos (potentiel de 1 200 km). Enfin, elle organise le transport vers les îles via la Compagnie maritime Penn ar Bed et la Compagnie aérienne Finistair.
Dominique Gouiffès
Les départementales aux petits soins
Dici quelques semaines, les travaux denrobage vont commencer sur les routes finistériennes. " En moyenne, on refait une route tous les quinze ans. Sachant que nous gérons 3 400 km de routes départementales, cela fait plus de 220 km à refaire chaque année dont une quarantaine sur le secteur de lAgence technique départementale de Pont-lAbbé ", explique Dominique Gouiffès. Depuis 1998, il occupe le poste de contrôleur dans cette ATD sud-finistérienne qui gère un réseau de 600 km. " Le linéaire des quatre autres agences finistériennes est sensiblement le même mais nous avons ici un trafic assez important notamment lété. Qui plus est, nous avons en charge la rocade de Quimper et la 2x2 voies Quimper-Pont-lAbbé ", précise le contrôleur.
Autorisations Les agents sassurent donc du bon état de ces routes et de leurs abords immédiats : ils changent les panneaux de signalisation endommagés, entretiennent tous les ouvrages hydrauliques et les équipements de sécurité (glissières, têtes de buse, garde-corps
), fauchent les accotements
A tour de rôle, ils assurent aussi un service dastreinte durant une semaine : " en 2003 nous avons effectué 125 interventions sur lATD de Pont-lAbbé, essentiellement suite à des accidents mais aussi pour des fuites de gasoil, des inondations
Lhiver, nous effectuons des patrouilles nocturnes pour déclencher éventuellement des opérations de salage ", signale Dominique Gouiffès.
Le contrôleur routes supervise aussi tous les travaux daménagement du réseau routier, " lannée prochaine nous aurons notamment à contrôler les travaux de construction de la rocade de Pont-lAbbé. Par ailleurs, nous avons de nombreux projets de giratoires dans nos tiroirs. " Enfin, il est chargé de délivrer des autorisations aux propriétaires qui veulent effectuer des travaux en lisière de la route, aux organisateurs de manifestations sportives qui souhaitent emprunter une départementale, aux concessionnaires qui veulent modifier le réseau eau, gaz ou électricité
Iles : Penn ar Bed assure la continuité territoriale
En 2003, le nombre de passagers transportés par la compagnie Penn ar Bed a bondi de 8,5 % pour sétablir à 317 000, dont 240 000 pendant lété. Le trafic marchandises est, quant à lui, resté stable à 10 500 tonnes. La compagnie maritime assure ces liaisons vers Ouessant, Molène et Sein pour le compte du Conseil général qui est propriétaire des six navires (dont le Molenez qui transporte uniquement des marchandises). En hiver, une seule rotation vers les îles du Ponant est assurée alors que sept rotations sont programmées durant lété pour faire face à lafflux de touristes. Le trafic maritime est, toutefois, organisé en grande partie pour les insulaires en vertu du principe de continuité territoriale. Ainsi pour faciliter leurs déplacements et surtout leur éviter de passer trop de nuits sur le continent, deux rotations supplémentaires ont été ajoutées au départ des îles de Sein (le mercredi matin), et dOuessant- Molène (le vendredi matin). Le Conseil général a aussi mis en place des liaisons aériennes Guipavas-Ouessant qui sont assurées par la Compagnie Finistair. En 2003, 6 563 passagers ont choisi ce mode de transport. Le Département organise aussi le trafic marchandise avec lîle de Batz. En revanche, des entreprises privées gèrent le trafic passagers.
Anne-Marie Bizien
Du tracé des routes au suivi du chantier
Une dizaine de grands projets routiers sont en cours dans le nord-Finistère. Ils sont supervisés par le Service études et travaux de Brest dont la responsable est Anne-Marie Bizien, une jeune ingénieur diplômée de lEcole nationale des travaux publics de lEtat. Elle coordonne une équipe de huit personnes qui est chargée non seulement du tracé de ces infrastructures routières mais aussi du suivi des travaux. " Nous intervenons une fois que des besoins ont été recensés par les élus. La première phase consiste à recenser toutes les données de la zone concernée par déventuels travaux : entreprises, exploitations agricoles, habitats, chemins de randonnée, zones humides
", explique Anne-Marie Bizien.
Compensations Ces informations collectées, les projeteurs dessinent différents tracés possibles. Des études dimpact suivent : " On sintéresse naturellement à leau mais aussi au bruit car les riverains y sont de plus en plus sensibles. On recourt presque systématiquement à des cabinets dacousticiens et on pose des écrans acoustiques pour les maisons les plus exposées ", indique lingénieur. Des mesures compensatoires sont aussi envisagées pour les agriculteurs dont les parcelles sont traversées par une route, pour les industriels dont laccès à lusine est rendu difficile
Vient ensuite la phase de concertation avec les élus et les riverains. " Elle peut durer très longtemps. Cela a notamment été le cas à Landerneau car la rocade traverse un bois et longe des zones habitées. Il a fallu parlementer, rajuster notre projet. "
Une fois lenquête publique terminée et le projet déclaré dutilité publique, Anne-Marie Bizien et son équipe demandent au Service entretien laboratoire ouvrages routiers et maritimes du Conseil général (Selorm) de mener des études techniques complémentaires. Ensuite, ils découpent lopération en différents lots qui sont attribués à des entreprises locales. Les conducteurs de chantier du Service coordonnent lintervention des différents entrepreneurs, organisent des réunions de chantier chaque semaine, suivent lavancée des travaux. " Là encore, nous pouvons être amenés à répondre aux questions des riverains sur le tracé, le choix des matériaux, les mesures de sécurité
Nous ressentons de plus en plus un besoin de communication ", remarque la jeune ingénieur.
|
|
 |
 |
Des moyens supplémentaires pour la pêche Dun montant de 30 millions deuros, le plan de modernisation des ports cornouaillais devrait sachever en 2008.
Le Finistère figure au premier rang des départements français pour la pêche fraîche, la réparation navale, la recherche consacrée à la mer, les activités nautiques
Autant de domaines que le Conseil général soutient. Cette année, il mettra tout particulièrement laccent sur laide à la construction de bateaux (notamment les bateaux génériques de Cornouaille) car au-delà du 31 janvier 2004 les aides publiques seront proscrites. Il soutient aussi la modernisation des navires, des magasins à marée et des entreprises aquacoles. Autre priorité du Département : la modernisation des ports. Le Finistère compte 14 ports de pêche (qui dépendent du Conseil général depuis 1982), 2 ports dEtat (Brest et Concarneau) et 81 ports de plaisance (qui dépendent des communes depuis 2002).
Tous ces ports sont aidés par le Conseil général. Dans les ports départementaux dont il a confié lexploitation à des concessionnaires, il finance les grosses réparations comme lembellissement ou lentretien courant. Il a, par ailleurs, lancé un programme pluriannuel (2004-2008) de modernisation des ports cornouaillais pour un montant de 30 millions deuros. Pour linstant, des études bathymétriques, topographiques, sédimentologiques
ont été entreprises. Par la suite, dimportants travaux seront engagés notamment au Guilvinec et à Saint-Guénolé. Le Conseil général aide les ports de Brest et Concarneau qui effectuent surtout de la construction et de la réparation navale.
Il accompagne aussi les communes qui souhaitent préserver leur patrimoine portuaire (cale ancienne
), acquérir des équipements, moderniser ou construire une structure nautique. Le Département sest en effet engagé dans le développement du nautisme. Ainsi, il a créé lassociation Nautisme en Finistère qui fédère les clubs et associations, il a adopté un schéma départemental de développement de la plaisance (qui vise notamment à augmenter le nombre de places), il soutient les manifestations nautiques, le sport de haut niveau et la pratique loisirs
Xavier Rasseneur
Il pilote la modernisation des ports cornouaillais
En novembre dernier, 51 des 65 ports départementaux ont été transférés aux communes. Le Conseil général conserve uniquement les ports qui ont pour vocation première la pêche. Six ports sont situés dans le nord du département (1) et les huit autres dans le sud (2). Ces derniers sont gérés par le Service maritime du Conseil général qui est dirigé depuis le mois de septembre par Xavier Rasseneur. Ce Pyrénéen dorigine officiait auparavant au Conseil général de Haute-Corse, " je moccupais aussi des ports mais cela navait pas grand-chose à voir avec mon poste actuel. Là-bas, les ports débarquent de faibles quantités alors quici ils débarquent plus de la moitié de la pêche française. Qui plus est le Conseil générala lancé un programme très ambitieux de modernisation des ports cornouaillais. "
30 millions deuros Xavier Rasseneur a pris ses fonctions alors que la phase de concertation avec les pêcheurs, professionnels du port, plaisanciers
sachevait. " Certains aménagements ont nécessité des mois de discussion. Cela a notamment été le cas à Saint-Guénolé où une cale de 320 m sera construite. " Depuis quelques semaines, le programme de modernisation est entré dans une phase opérationnelle : les études géotechniques, bathymétriques, dagitation, de sédiments ont en effet commencé dans les six ports. Fin 2004, les procédures administratives seront lancées. Les travaux devraient ensuite sétaler de fin 2005 à 2008. " Cest une opération très lourde qui devrait coûter au total 30 millions deuros, dont 9 millions à Saint-Guénolé et 9 millions au Guilvinec ", précise cet ingénieur de 31 ans.
Au quotidien, le service maritime du Conseil général assure le bon fonctionnement des ports dont la gestion a été confiée à la Chambre de commerce et dindustrie de Quimper-Cornouaille. Ainsi, 18 personnes sont chargées de lentretien : réparation des pontons, travaux de maçonnerie, confection de défense daccostage
" Nous comptons aussi un bureau détudes et enfin, dix officiers et surveillants de port qui ont en charge la police portuaire, cest-à-dire la gestion de lamarrage, la définition des règles de circulation
" Il leur revient également dorganiser les conseils portuaires.
(1) Roscoff-Bloscon, Roscoff-vieux port, île de Batz, Le Conquet, Molène, Le Stiff.
(2) Douarnenez, île de Sein, Audierne, Penmarch, Le Guilvinec-Léchiagat, Lesconil, Loctudy et Quimper.
Une agriculture raisonnée Le Conseil général consacre plus de 4,7 millions deuros à lagriculture : programme de maîtrise des pollutions agricoles, aides à des associations et agriculteurs en difficultés...
En mai 2001, le Conseil général signait la " Charte pour un développement pérenne de lagriculture et de lagroalimentaire en Bretagne incluant la reconquête de la qualité de leau ". Un an plus tard, un plan daction était arrêté et lassemblée départementale sengageait à mobiliser 43,3 millions deuros sur cinq ans (lenveloppe se montait à 7,2 millions deuros en 2003). Une grande partie des aides concerne la protection de lenvironnement et lamélioration des installations : programme régional Bretagne eau pure dans 13 bassins versants, programme de maîtrise des pollutions dorigine agricole (PMPOA 2), réhabilitation du maillage bocager, soutien à lachat de matériels spécifiques
Le Conseil général a aussi accompagné les contrats territoriaux dexploitation (CTE) qui visaient à associer objectifs économiques, environnementaux et sociaux. Ces contrats viennent dêtre supprimés. Ils sont remplacés par des contrats dagriculture durable.
Des mesures daccompagnement ont également été mises en place par le Conseil général. Elles concernent des organismes uvrant pour la recherche en agriculture (comme lAdria, Association pour le développement, la recherche et linnovation agroalimentaire
) mais aussi des agriculteurs en difficultés. Le Conseil général peut également aider, en accord avec la Région, les entreprises agroalimentaires qui lancent des travaux de restructuration (comme Doux). Par ailleurs, il soutient les établissements agricoles publics et privés finistériens et les jeunes qui sinstallent. La filière biologique est aussi encouragée. Le contrôle sanitaire est confié au laboratoire départemental vétérinaire. Enfin, le Conseil général a établi un partenariat avec le Groupement de défense sanitaire du bétail (GDS).
Le Laboratoire départemental assure la veille sanitaire
Transféré en 1989 au Conseil général, le Laboratoire départemental vétérinaire est chargé de la veille sanitaire et de la santé publique dans le département. A la demande de lEtat (essentiellement la Direction des services vétérinaires et la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales), des industriels, des vétérinaires, des agriculteurs, des artisans de lalimentaire, des entreprises de restauration collective
., il effectue des analyses. " Par exemple en matière de santé animale, nous surveillons la santé du cheptel, nous contrôlons les animaux qui font lobjet de transactions ou participent à des concours et salons
", explique Eric Laporte, le directeur du Laboratoire départemental qui emploie une centaine de personnes. Par ailleurs, les techniciens et ingénieurs effectuent de nombreuses analyses deau : eaux de rivières, eaux des stations dépuration, eaux des estuaires, eaux de criées
Les produits alimentaires font aussi lobjet de contrôles. " Nous traquons également les salmonelles, les légionelles
", complète Eric Laporte. Le Laboratoire départemental, qui est accrédité par le Cofrac, fusionnera en janvier 2005 avec le Pôle analytique des eaux de Brest qui emploie une trentaine de personnes.
Assurer le fonctionnement des collèges Depuis 1986, les 63 collèges publics finistériens dépendent du Conseil général. Ce dernier aide aussi les établissements privés, les écoles...
Les écoles dépendent de la commune, les collèges du Département, les lycées de la Région et les universités de lEtat. Ces liens sont bien identifiés par les Finistériens quils soient parents ou non. Depuis les lois de décentralisation, le Conseil général a en effet en charge la construction, la rénovation et lentretien des 63 collèges publics finistériens. En 2003, il a investi plus de 15 millions deuros dans la mise en uvre des schémas directeurs patrimoniaux arrêtés dans les collèges et dans diverses autres grosses réparations. Par ailleurs, il participe à lachat déquipements pédagogiques et sportifs, de mobilier
Il apporte également à ces établissements une dotation de fonctionnement. Les charges de personnel sont, en revanche, de la compétence de lEtat.
Le Conseil général aide aussi les 56 collèges privés: il leur verse une dotation annuelle de fonctionnement, participe à des travaux dinvestissement ainsi quà leur équipement. Par ailleurs, le Conseil général soutient les activités pédagogiques et culturelles des collèges : ateliers artistiques et scientifiques, sections sportives, déplacements
70 à 80 communes bénéficient aussi de laide du Conseil général chaque année pour leurs travaux de rénovation, dagrandissement, de mise aux normes de sécurité et dhygiène
Le Conseil général est aussi résolument engagé en faveur de la préservation, de la valorisation et de la transmission de la langue bretonne (1,7 million deuros en 2003). A ce titre, il soutient des écoles, des associations culturelles, des formations danimateurs ou denseignants bilingues, des études toponymiques
|
 |
 |
 |
|
 |
 |
Michel Le Saout
Monsieur Sécurité
Le cartable sur le dos, une quarantaine délèves de 6e du collège Saint-Jean-Baptiste de Quimper sortent bruyamment et en ordre dispersé dun car aux couleurs du Conseil général. Lorsque le dernier collégien franchit la porte, Michel Le Saout stoppe son chronomètre. " Sans aucune consigne, vous avez mis plus de 1 minute 15. Or en cas de danger, vous navez guère que 30 secondes pour évacuer le car ", explique-t-il. Les élèves remontent alors dans lautocar et déterminent avec Michel Le Saout les règles garantissant une évacuation rapide : se débarrasser du cartable, déverrouiller la porte arrière, sortir calmement et en ordre
Lagent du Conseil général explique ensuite aux enfants les risques de la montée et de la sortie, lexistence dangles morts, le rôle des outils de sécurité
30 000 élèves transportés Chaque année depuis 1989, Michel Le Saout sensibilise ainsi plus de 5 000 écoliers de CM1, CM2, 6e et 5e à la sécurité routière dans les autocars. " Le Conseil général du Finistère est le seul à avoir créé un tel poste de formateur à la sécurité dans le transport scolaire qui est une compétence forte du département ", souligne cet ancien chauffeur dautocar. Le Conseil général organise en effet le transport quotidien de plus de 30 000 élèves sur 40 lignes régulières. " Les accidents dautocar sont rares et en nette diminution moins de 10 tués en France lannée passée mais les règles de sécurité sont souvent ignorées des jeunes qui arrivent en 6e ", estime le Monsieur Sécurité du Conseil général.
Parallèlement à ces interventions, Michel Le Saout monte inopinément dans les autocars pour surveiller les circuits, le respect des règles de sécurité
En cas de problème, il procède à des ajustements. Il conseille aussi les établissements scolaires et les communes sur les points darrêt, le sens de circulation, le stationnement des autocars
Enfin, lagent de maîtrise du Conseil général assure le suivi des quelque 450 abribus du département dont la maintenance est confiée à une société privée. Toutes ces actions de prévention et de sécurisation permettent de valoriser les transports en commun dans le Finistère qui sont encore, comme dans les autres départements, largement boudés.
Gérer lenvironnement Participation au programme Bretagne eau pure, aux Sages, à la réhabilitation des décharges...
La reconquête de leau constitue lune des priorités du Conseil général en matière denvironnement. Il a donc mis en place toute une série dactions et programmes. Ainsi, il aide les communes rurales qui souhaitent mettre en place des systèmes dassainissement collectif et répartit le Fonds national de développement des adductions deau (FNDAE). Il assiste aussi via le Service dassistance technique à lassainissement (Sata) les collectivités, industriels et agriculteurs qui créent des stations dépuration.
Le Conseil général participe aussi à des programmes sur les bassins versants : programme Bretagne eau pure, programme Prolittoral, Schémas daménagement et de gestion des eaux (Sages) de lAulne, de lOdet, de lEllé-Isole-Laïta et de lElorn
La reconquête de la qualité des eaux passe également par la mise en conformité des exploitations agricoles grâce au programme de maîtrise des pollutions dorigine agricole. Enfin, des moyens importants sont consacrés à la lutte contre les inondations. La construction dun barrage mobile à Guily Glas (sur lAulne) en est lune des illustrations.
Autre domaine dintervention : les déchets. Le Conseil général aide les collectivités à collecter leurs déchets, à les traiter et à stocker les déchets ultimes. La réhabilitation des décharges brutes est aussi une préoccupation du Conseil général qui a, par ailleurs, contribué à la création dun Syndicat mixte détudes pour lélimination des déchets (Symeed). Ce dernier a notamment pour objectif de trouver des sites qui pourraient accueillir des centres denfouissement techniques de classe 2 (déchets ultimes).
Les lois de décentralisation ont confié aux départements le soin de mettre en uvre une politique de protection et de gestion des espaces naturels sensibles. Le Conseil général du Finistère a ainsi acquis, au fil des années, plus de 2 500 hectares de sites sensibles - dunes, landes, bois, zones humides
- qui sont ouverts au public. Le Conseil général aide aussi les particuliers à replanter des talus et des haies. Enfin, le plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée permet dentretenir et faire découvrir aux Finistériens des espaces naturels.
Jacques Le Gall
Au chevet des stations dépuration
En 2004, de nouvelles stations dépuration seront construites dans le département : à Pont-lAbbé, au Guilvinec, à Châteaulin
La plupart dentre elles sont dores et déjà suivies par le Service dassistance technique à lassainissement (Sata) qui dépend de la Direction de laménagement rural, de leau et des espaces naturels. " Mais nous suivons aussi les stations dépuration des industriels, les unités de traitement de lisier des éleveurs
, complète Jacques Le Gall, le responsable depuis 1999. Avec un effectif de 27 personnes, nous sommes incontestablement le Sata le plus important de France. " Ce service est organisé autour de trois cellules. La première accompagne les collectivités locales et les entreprises qui souhaitent se doter dun système dassainissement. Les ingénieurs donnent leurs avis sur les premières études, les dossiers de consultation des entreprises
Normes de rejet Une autre cellule soccupe des stations dépuration gérées par des collectivités locales, soit 155 au total. " Ces stations ont une capacité cumulée de 1,2 million équivalent-habitants et traitent pour un tiers les rejets des particuliers et pour deux tiers ceux des entreprises. Par ailleurs, elles sont utilisées à 85 %, ce qui est un très bon chiffre ", souligne Jacques Le Gall. Les ingénieurs et techniciens du Sata effectuent des visites régulières dans ces stations afin de vérifier le bon fonctionnement et le respect des normes de rejet. Ils forment aussi les préposés de stations. Cette cellule accompagne également la mise en place de systèmes dassainissement non collectif dont le nombre ne cesse daugmenter : 1 250 dossiers déposés en 2003, soit 10 % de plus que lannée précédente.
Enfin, les industriels et éleveurs peuvent aussi recourir aux services du Sata. Et les projets et stations sont nombreux dans le Finistère, département agricole et agroalimentaire par excellence. " Tous les abattoirs sont équipés de leurs propres systèmes dassainissement qui se révèlent être hyperperformants ", note Jacques Le Gall. Les entreprises qui effectuent un prétraitement sont aussi assistées si elles le souhaitent. " Les éleveurs porcins nous sollicitent pour leurs unités de traitement de lisier qui sont une cinquantaine actuellement sur le Finistère ", ajoute le responsable du Sata. Un nombre qui devrait considérablement augmenter dans les années à venir. Et renforcer encore le rôle dassistance du Sata.
Une politique culturelle volontariste Le Conseil général encourage toutes les formes artistiques : théâtre, cinéma, poésie, musique, danse, littérature, arts du cirque...
Depuis quelques années, laction du Conseil général en faveur de la culture sest renforcée. Notamment en faveur du spectacle vivant. Dans ce domaine, le Conseil général souhaite en effet offrir aux Finistériens une offre culturelle diversifiée et répartie sur lensemble du territoire. Cette politique volontariste sapplique aussi bien au théâtre quà la danse, à la musique, aux arts du cirque, aux spectacles pour enfants
Ainsi, le Conseil général finance et travaille en étroite concertation avec des associations comme Musique et danse en Finistère, la Maison du théâtre, Très tôt théâtre (jeune public)... Il soutient de très nombreuses compagnies de danse et de théâtre, les trois grandes fédérations bretonnes de danse et musique, les structures de diffusion, les organisateurs de festival
Le Conseil général aide également le cinéma et laudiovisuel : lopération collèges au cinéma, le Festival du film court de Brest, la réalisation de production audiovisuelles
Les arts plastiques ne sont pas oubliés : le Conseil général encourage les résidences dartistes, apporte son soutien aux lieux dexposition et de création et organise chaque année une opération " Portes ouvertes des ateliers dartistes finistériens ". La lecture est aussi un axe fort de sa politique : la Bibliothèque départementale de prêts est chargée de desservir en livres et documents audiovisuels les communes de moins de 10 000 habitants.
Six sites culturels dépendent également du Conseil général : Musée départemental breton, Domaine de Trévarez, Abbaye de Daoulas, Château de Kerjean, Manoir de Kernault et Abbaye du Relec. Ces cinq dernières structures sont actuellement confiées en gestion à des associations. A lavenir, elles devraient être regroupées au sein dun établissement public de coopération culturelle. Toujours en matière de patrimoine historique, le Conseil général aide à la restauration et à la mise en valeur des édifices et objets. Le Conseil général est lun des rares à sest doté dune mission archéologique qui comprend trois personnes et à compter dans ses rangs une conservatrice des antiquités et objets dart. Enfin, il gère les archives départementales.
|
 |
 |
 |
|
 |
|